Viager Touët-sur-var (06710)

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Touët-sur-Var en bref

Tranché : au premier : d'azur à la tour d'or, sommée d'une étoile de huit rais du même ; au second : de sinople à la grappe de raisin, tigée et feuillée d'or ; à la bande ondée d'argent, brochant sur le tout. Blotties les unes contre les autres, ses maisons séculaires aux assises de pierre et aux toits ocres de tuiles romaines lancent un défi au temps qui passe. Le nom curieux de Touët découle du mot ligure « Teba » qui signifie rocher. En effet, les premiers habitants de cette région furent les Ligures, quelque huit cents ans avant notre ère. La région devient ensuite une province romaine. Lorsque le christianisme s'installe en Gaule (du IIIe au VIe siècles), Touët relève de l'évêché des Glandeves, proche d'Entrevaux. Au Xe siècle, lorsque les Sarrasins sont définitivement chassés de la région par le comte de Provence, celui-ci donne Touët à l'un de ses vassaux, le comte de Beuil. Entre le XIIIe et le XVIIe siècles, le village subit successivement la servitude des Templiers installés dans le village proche de Rigaud où ils jouent le rôle de seigneurs les intempéries et les ravages provoqués par la peste noire. Toüet, devenu français en 1793, repasse sous la domination sarde en 1814, et vote enfin à l'unanimité pour l'annexion à la France en 1860. En effet, les premiers habitants de cette région furent les Ligures, quelque huit cents années avant notre ère. Ils connaissaient le cuivre et le bronze. L'élevage des troupeaux était leur grande occupation car le relief accidenté et une terre pauvre car rocailleuse ne permettaient pas une agriculture prospère. Mêlés aux Celtes, nos Ligures tombèrent sous la domination des Eguituris, montagnards robustes et agiles, aimant par-dessus tout la chasse et les combats. Durant plusieurs décennies, ils se battent contre les Romains mais sont vaincus par l'empereur Auguste. La région devient une province romaine et des traces relevées dans le village confirment cet état de fait. Du troisième au cinquième siècle, le christianisme s'implante en Gaule. Et Touët relève de l'évêché de Glandèves (proche d'Entrevaux). Invasions des Lombards puis des Sarrasins. De leurs passages restent des noms tels que Maurin, Maurel, signifiant « noir-âtre, noir ». Les Sarrasins furent définitivement chassés des lieux par le comte de Provence durant le dixième siècle. En récompense, ses vassaux reçurent des terres et c'est ainsi que Touët revint au comte de Beuil. Au treizième siècle, la population du village est d'environ quatre cents âmes qui se protègent derrière un pont-levis, se groupant autour du petit château appartenant pour moitié au comte de Provence et au comte de Beuil. Une commanderie des Templiers, installée à Rigaud - autre village à cinq kilomètres d'ici - jouant un rôle de seigneurs et considérant les Touëtois comme des serfs, perçoit des dîmes et s'approprie des biens un peu partout aux alentours. Les Templiers faisaient même payer les services religieux alors célébrés en la chapelle Notre-Dame-Sainte-Marie construite au douzième siècle sous l'égide de l'abbaye de Lérins. En plus des intempéries naturelles saccageant les cultures de la vallée du Var au quatorzième siècle, les villageois doivent subir les atrocités de la peste noire qui décime la population, laissant une centaine de personnes en vie. Le village suit l'histoire de la maison de Beuil et, en conséquence, devient propriété de la maison de Savoie en 1388 avant d'être celle des États sardes plus tard. Durant le dix-huitième siècle, le comte de Beuil ayant été exécuté, ses châteaux brûlés et ses biens confisqués, le village est inféodé à différents seigneurs dont les derniers furent les comtes Claretti. Pendant ces occupations successives, guerres, pillages et incendies se multiplient. En 1793, Touët devient français mais redevient sarde en 1814. Il ne reste plus que quarante habitants et la misère est grande. Suit une période de stagnation qui exaspère leur amertume. En 1860, les Touëtois votent à l'unanimité pour l'annexion à la France. L'abbé Désiré Niel, né en 1814 à Touët où son père exerçait la profession de notaire et la fonction de maire sous le Consulat, oeuvra d'une manière intensive pour le rattachement à la France. Député, inspecteur d'Académie, il se retire à Touët en 1871. Sa générosité « municipale » le fait participer financièrement à la construction d'un pont sur le Var en remplacement de l'antique passerelle, ainsi qu'aux premiers travaux reliant le haut avec la bas du village. D'où l'avenue Désiré-Niel achevée en 1890. Il quitte notre monde en 1873, léguant plusieurs de ses biens à son village, ainsi qu'une rente annuelle destinée à la construction d'une école pour les filles, les garçons seuls étant scolarisés jusqu'alors. Le chemin de fer dessert Touët en 1888. Une route carrossable relie Nice à Villars en 1860. Puis à Touët en 1903. En 1908, Touët-de-Beuil devient Touët-sur-Var, évitant une certaine confusion dans la distribution du courrier. Enfin relié à la côte, le village se modernise peu à peu. Le développement du tourisme, la facilité des communications et le goût de plus en plus prononcé des vacanciers pour les sports de neige ont fait de Touët un relais idéal entre Nice et les stations d'hiver, ainsi qu'un lieu de villégiature prisé par les vacanciers friands de soleil. A une cinquantaine de kilomètres des plages de la côte, l'arrière-pays niçois vous propose son calme dans un site naturel.

Référence : Wikipedia



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